Mes Spectacles...

Dessine-moi un rêve !

Le premier qui me l’a dessiné ce rêve, c’est un antique bimoteur, un DC3 sur la piste de Tuléar
tout au sud de Madagascar, j’avais sept ans.
Je l’ai regardé partir au loin en me disant “un jour je serais pilote “.
Le temps se comporterait-il en assassin avec les rêves des enfants ?
Même pas, le temps n’est rien, il ne fait que passer et nous entassons nous-mêmes des
couches de vie.
Alors, à l’instant de mon premier posé en parapente, j’ai décidé !
J’ai décidé que ce seraient mes rêves qui allaient manger ma vie et plus l’inverse.
Il m’aura fallu quoi, quelques décennies…
Quelques très belles rencontres qui ont porté mes espérances.
Ma Moitié, mes Enfants, des Amis, des Frères de coeur…
Et puis Antoine, un renard et les retrouvailles avec le gamin que j’étais là-bas dans les
calanques de Marseille, dans les Alpes guidé par mon montagnard-marin de père et ma super
maman.
Et depuis, je dessine mes rêves…
Et je vous les raconte
Tout public à partir de 6 ans, durée 75mn

Peut‐on résumer 30 ans de complicité avec sa Mémé ?

Peut‐on retransmettre cette gentillesse, cette humanité en une poignée de minutes ?
Ben oui et cela va vous paraitre fou mais elle est là, tout au long du spectacle, perchée sur mon épaule et me susurrant à l’oreille « vas‐y, dit leur… »!

Une Mémé qui vous raconte sa vie, vous parle d’un gamin et d’un renard, vous explique pourquoi nous voyons des animaux, des visages dans les nuages.
Une Mémé triste sur son banc parce que son amoureux d’alors est parti hier pour « là-haut»
Une Mémé qui vous parle de sa moitié. Vous le savez, vous, pourquoi on dit “moitiés” de nos amoureux ?
Une Mémé qui vous raconte enfin, qu’avant, certain soir il y a avait des veillée dans la douce lumière du feu de bois, un temps ou on se racontait des histoires. Le temps avant…
D’avant que l’on transfère nos cerveaux dans nos smartphones…

Au delà des mots, dans la lumière dorée des projecteurs, je vois des perles salées scintiller sur les joues, je vois des sourires complices, je vois par-ci, par-là, une épaule qui
s’affaisse. Qui s’affaisse parce qu’une Mémé est venue s’y poser, tendrement…

Les histoires ont leurs propres existences !

Ce qui est sûr, c’est que nous autres raconteurs qui les disons depuis la nuit des temps sommes leurs proies !
Il faut les voir se précipiter sur nous à la moindre occasion pour être racontées, les bougresses !

D’habitude, en spectacle, nous négocions avec elles un ordre d’apparition, l’enchantement de l’enchainement parfait.

Et puis un jour, il y en a une qui m’a dit “Chiche, on dirait que ce serait le pur hasard d’une main réputée innocente (ça, c’est encore à voir…) qui décide”.
Comme le hasard n’existe pas, d’un façon inexplicable, tout s’enchaine avec délice…
Plus de liste planquée dans le chapeau, plus de pression, disparue la peur d’en oublier une qui fatalement se vengera, juste une main qui sort un galet de la boite et c’est parti !

…Et j’ai succombé à la tentation, il faut bien sortir de sa zone de confort que diable !